Par Pascal Coville
Tombeur de Robin Söderling, Gilles Simon affrontera aujourd'hui une vieille conaissance, Marcos Baghdatis.
Pour une grosse cote, c'en est une : Gilles Simon, N°58 à l'ATP, finaliste d'un tournoi qui comptait huit joueurs du top 20 mondial ! Et son classement ne dit pas où avait sombré son moral après une interminable disette. "C'est sûr qu'on ne m'attendais pas", confiait-il hier, aux anges, après avoir écarté Robin Söderling, 26e à l'ATP.
Le Suédois faisait figure d'épouvantail après avoir sorti le numéro 3 mondial Davydenko, puis Thomas Johansson et Richard Gasquet, en ne cédant qu'un seul set. Il n'en pris pas un seul à Simon, vainqueur ébouriffant en 1 h 17' (6-2, 7-6). ce dernier avait jusqu'alors bénéficié d'un bon tirage : un obscur qualifié (le Néerlandais Huta Galung), puis un Hewitt diminué et enfin le vétéran Björkman au rendement crépusculaire. Mais la démonstration d'hier balaie les dernières réserves. Gilles Simon, la révélation de l'Open d'Australie 2006, a repris sa marche en avant.
Hier il résolut avec facilité tous les problèmes posés par l'homme qui vient du froid et qui ne se sent jamais aussi bien que sous un toit. Le service canon qui avait éteint la veille les velléités de résistance de Gasquet fut mouché (4 aces seulement). L'expérience de leur précédente rencontre il y a deux semaines à Zagreb (3-6, 7-6, 7-6 pour Söderling) fut bien utile au Français : "J'avais pris un paquet d'aces (13)." Tout en mettant son casque, il avait pris soin de noter les habitudes de l'artilleur. "Il sert beaucoup extérieur. Notamment sur les avantages. Bien prévenu, j'ai rapidement su comment le retourner. Tout est devenu beaucoup plus facile. Je savais que dans l'échange, il ne pourrait pas me déborder." Mené 2-0, il aligna six jeux pour empocher la première manche. Puis se détacha 3-1 dans la deuxième. Alors, le Suédois changea son jeu, obligeant Simon à prendre l'initiative. Celui-ci, qui s'était régalé jusqu'alors en contre, se mit à bafouiller son tennis. le score passa à 3-4, Simon n'ayant grapillé que deux points. "Je m'en veux de n'avoir pas réagit assez vite", avouait Simon; Ce fut son seul flottement dans une partition si bien maîtrisée.
"Une cuite phénoménale"
Plus que la veille encore se posait la question de cette sérénité retrouvée. "Grâce aux discussions multiples avec mon entourage", répétait Gilles Simon. "On m'a fait comprendre que je me mettais trop de pression. J'en avais perdu le plaisir de jouer." Dans cette séance canapé, Thierry Tulasne, coach arrivé à ses côtés il y a deux semaines, apporta le déclic libérateur. Mais la réussite de Gilles Simon aujourd'hui, c'est aussi un arsenal technique et physique que "Tutu" décrit par ailleurs. Simon retrouve aujourd'hui Marcos Baghdatis, qu'il n'a plus rencontré en tournoi depuis l'âge de treize ans. Beaucoup de choses rapprochent les deux hommes, outre le Français parlé par le Chypriote des Yvelines. Baghdatis a connu exactement le même problème que Simon. Ecrasé par la pression de sa finale de Melbourne en 2006, il avait loupé son dernier Open d'Australie. "Il a fallu que je prenne une cuite phénoménale pour évacuer cette frustration", racontait l'autre jour l'interviewé le plus exubérant de circuit; "Maintenant j'ai retrouvé le plaisir de jouer".
On a l'impression que les deux hommes se sont passé le mot. Le bonheur de Baghdatis a fait le malheur de Nieminen, qui se croyait peut-être immortel après avoir survécu à trois matches étouffants en trois sets. cette fois, c'est Baghdatis qui résolut la règle de trois : "je l'ai obligé à faire le jeu, il n'aime pas." Après un set perdu pour secouer la fatigue de la veille, il déroula dans les deux sets suivants (3-6, 6-3, 6-2). Baghdatis arrive avec l'expérience de ses quatres finales ATP (2 titres) et une série de neuf victoires (titre à Zagreb il y a quinze jours). Simon, lui, n'a connu qu'une finale (en 2006 à Valence). Mais celle-là est au pays. "Je sais que je ne suis pas inférieur à Marcos et j'espère que le public sera avec moi."
Quelle que soit l'issue, sourires garantis des deux côtés.
Media : L'Equipe
Url : www.lequipe.fr
Par Nicolas Goyet
La quinzième finale de l'Open 13 n'est pas loin d'être l'une des plus attractives. Depuis 1993, le Palais des sports a connu des dimanches bien moins excitants que celui qui nous attend aujourd'hui.
Les rencontres Hrbaty-Söderling (2004) ou Ljubicic-Johansson (2005), pour ne citer que les plus récentes, font pâle figure à côté du Simon-Baghdatis de 2007. Grâce aux deux vainqueurs d'hier, on a donc échappé à une finale Nieminen-Söderling.
Nieminen est sans doute un garçon très gentil mais son expression sur le court est aussi glaciale que sa Finlande natale. Quand à Söderling, il paraît qu'il "dit bonjour un jour sur deux", s'amuse Baghdatis.
Baghdatis-Simon, voilà donc une affiche très correcte pour un tournoi qui, malgré le forfait de Nadal suivi d'une hécatombe des têtes de série, n'a pas sombré, comme on pouvait le craindre, dans une fin de semaine remplis de joueurs sans âme.
Simon : "Les stats me donnent favori !"
On aurait évidemment aimé retrouver aujourd'hui Grosjean ou Clément, Nadal, Hewitt voire Davydenko... On aura Baghdatis, la star montante et rafraîchissante du tennis mondial, et Simon, un Français de 22 ans qui frappe à la porte du top 50. Le plus drôle dans l'histoire, c'est que, dans cette finale franco-chypriote, le public sera forcément partagé. "J'espère que les gens seront quand même pour moi", rigolait Gilles Simon hier soir. "Marcos a toujours des gens pour lui partout. Et à Chypre, tout le monde va regarder la finale en direct".
L'enfant de Limassol s'est mis le public marseillais dans la poche vendredi soir grâce à son come-back de folie effectué contre Youzhny. Il a enchaîné hier. Dans un Palais des sports archi-comble, il a dompté Nieminenavec, au passage quelques points venus d'ailleurs. Baghdatis, malgré son allure un peu pataude, est capable de choses incroyables sur un court. Mais Simon aussi. Il a prouvé hier en maîtrisant le robot Söderling. La finale promet donc de faire des étincelles.
Les deux finalistes se connaissent bien. "On s'entraîne souvent ensemble", explique Simon. "Mais on n'a joué qu'une seule fois en match officiel. C'était... en 93 à Dugny en Seine-Saint-Denis ; je crois que j'avais gagné 7/5 au troisième. Les stats me donnent favori !"
Le Francilien plaisante évidemment car tout a changé depuis ce match disputé en banlieue parisienne, quand le jeune Marcos venait à peine d'arriver en France. La Chypriote, finaliste de l'édition 2006; est, a priori, le meilleur joueur de cette finale. La pression sera, quoi qu'il en dise, sur les épaules de l'homme entraîné par l'Avignonnais Guillaume Peyre. Mais Baghdatis n'en est pas à son coup d'essai. Il vient de remporter le tournoi de Zagreb, il y a quinze jour. Et on se demande bien ce qui peut l'arrêter.
Media : La Provence
Url : www.leprovence-presse.fr
Gilles Simon a décroché ce samedi son billet pour la finale du tournoi de Marseille en battant le Suédois Robin Söderling (6-2, 7-6[2]). Le Niçois rejoint donc le Chypriote Marcos Baghdatis en finale de l'Open 13 et disputera dimanche sa première finale sur le sol français. Après trois éliminations consécutives au premier tour lors de ses trois derniers tournois disputés, Gilles Simon se présentait l'esprit libre ce samedi sur le central.
Tombeur de Lleyton Hewitt en 8es de finale puis de Jonas Bjorkman en quarts, le Français espérait bien poursuivre sur sa belle lancée pour accéder à la deuxième finale sur le circuit de sa courte carrière, après celle perdue en 2006 à Valence, face à l'Espagnol Nicolas Almagro (6-2, 6-3). Mais breaké d'entrée de jeu, Simon tarde à entrer dans la rencontre et montre des signes inquiétants de fébrilité. Une fois le stress de l'enjeu passé, le 58e joueur mondial monte alors en puissance et renverse tout sur son passage. Six jeux inscrits d'affilée plus tard et le Niçois remporte la première manche sans que son adversaire n'ait le temps de dire ouf (6-2).
Cavalier seul dans le tie-break
A l'entame du deuxième set, Söderling tente de se reprendre mais ne parvient pas à stopper la vague tricolore. Simon fait le break à 1-1 et le Suédois perd ses nerfs, cassant même violemment sa raquette sous la bronca du public marseillais. Le Niçois essaye bien ensuite de s'échapper au score mais son adversaire s'est calmé et revient à la marque puis passe en tête pour mener 4-3. Le bras de fer est lancé. Les deux hommes se prennent coup sur coup leur service. Simon sert pour le match mais son bras tremble. Le deuxième set se jouera donc au tie-break. Dans celui-ci, Simon fait presque cavalier seul et l'emporte finalement 7 points à 2 sur sa première balle de match après 1h17 de jeu.
Pour la deuxième année consécutive, l'Open 13 comptera donc un représentant français en finale. Après la victoire d'Arnaud Clément l'an passé sur Mario Ancic (6-4, 6-2), Gilles Simon défiera dimanche Marcos Baghdatis avec l'espoir de décrocher le premier titre de sa carrière.
«Celle-ci me fait beaucoup plus marrer que celle de Valence» a déclaré le Français sur le site internet du tournoi après la rencontre, faisant référence à sa seule finale jusqu'à présent sur le circuit, à Valence en 2006. «Là, c'est en France, je joue bien, et si je joue comme aujourd'hui, j'ai mes chances. En plus, contre Marcos, un joueur que j'aime bien, avec qui je m'entends bien». Si bien que les deux hommes sont même partenaires d'entraînement. «Oui, on s'entraîne ensemble et la première fois que je l'ai joué, je crois que c'était lors d'un tournoi en Seine-Saint-Denis et nous avions treize ans».
« Personne ne m'attendait donc je suis vraiment très content de ce résultat» savoure le jeune tricolore, aux anges. Revenant aussi brièvement sur son début de saison chaotique, Simon tente de trouver une explication : « Je me prenais peut-être un peu trop la tête en rentrant sur le court le couteau entre les dents. Désormais, j'arrive à me détendre, à jouer pour le plaisir de jouer. Ca marche et c'est tant mieux... » Mais l'essentiel est finalement bien ailleurs. Car dimanche, il y aura un titre à la clé.
H.S
Media : L'équipe.fr
Url : www.lequipe.fr/Tennis/20070217_174417Dev.html
Par Pascal Coville
Le Français semble avoir vaincu ses doutes. Il affronte aujourd'hui en demi-finales Söderling, tombeur de Gasquet.
D'abord il se fit une montagne de Jonas Björkman. Une baleine bien sûr. Le temps de se retrouver mené 5-3. "Le temps de me rendre compte qu'il ne venait pas au filet et que son service n'était pas si terrible." Il aligna 12 points pour mener 6-5. S'il gâcha deux balles de sets sur service adverse, l'estocade arriva inexorablement dans le tie-break. La suite fut une formalité pour le Français : double-break et 6-2 pour finir. Björkman, qui fait de la résistance (34 ans et 47e àl'ATP), a paru dépassé sur une surface qui pourtant l'avantageait. Le mode d'emploi anti-Simon circulait sur le circuit depuis six mois. Mais depuis le temps qu'il se fait charcuter en chip de revers, , Simon a fini par trouver la parade. Björkman, ignorant que le Français a changé de coach depuis dix jours, a voulu lui servir la même soupe. Pourtant, ce n'est pas l'arrivée de Thierry Tulasne à ses côtés qui a changé la donne sur le plan technique. Le nouveau coach met les choses au point : "S'il joue bien aujourd'hui, c'est grâce au travail fait cet hiveravec Jérôme Potier et Rodolphe Gilbert." Pourtant hier, l'intéressé lui rendait un hommage : "Thierry a su trouver les mots pour me redonner confiance." Simon est arrivé avec une victoire en dix tournoi à Marseille dans cette épreuve qui lui avait permis de se faire un nom, il y a deux ans, en battant déjà un Suédois, Thomas Johansson. Il était alors sous la coupe de... Thierry Tulasne. Suivit un long intermède avec Jérôme Potier, un entraîneur avec qui il eut une longue complicité.
Porte-drapeau fédéral
"La rupture a été douloureuse", avouait-il hier. "Après plusieurs discussions avec Patrice (Dominguez, le DTN), on a décidé mon retour avec Thierry." La transition s'est faite en douceur. "D'autant que je lui dit à peu près les mêmes choses que Jérôme", précise l'intéressé. "Avec Gilles l'important est d'arriver à lui faire prendre les bonnes décisions, en faisant en sorte que ça vienne de lui." Longtemps, il a cultivé sa différence. Dans sa façon de s'entraîner, en match exclusivement. La recette fonctionna bien tant qu'il empila les matches sur le circuit inférieur (plus de 100 une saison). Pas de gammes sur un court et pas de physique. "Ca fait un bout de temps que je suis devenu sérieux", affirmait-il hier. Un fait que confirme son coach à même de jauger la différence. "Ca ne sera jamais Yannick Noah mais ça n'est pas non plus le premier Gilles que j'ai connu." Plus bosseur et moins stéréotypé dans son jeu.
Il aurait pu rebondir en rejoignant le groupe des transfuges fédéraux passés chez Lagardère. "On appelle ça "traverser la rue" dans notre jargon", dit-il malicieux (le Paris Jean-Bouin n'est guère éloigné de Roland-Garros). "Moi, je veux rester à la fédé." Parce que les sirènes de Lagardère ne lui ont rien chanté ? "J'en connais un paquet qui n'ont pas été sollicités mais qui ont pourtant été accueillis à bras ouverts." Jouer les porte-drapeaux pourrait être une belle motivation supplémentaire aujourd'hui contre un autre Suédois, Robin Söderling (26e ATP)
Media : L'Equipe
Url : www.lequipe.fr
Il n'y a plus qu'un Français à Marseille, et pas forcément celui que l'on attendait le plus. Gilles Simon, 58e mondial, s'est en effet s'est défait du Suédois Jonas Björkman, vendredi après-midi en quarts de finale de l'Open 13 de Marseille (7-6[4], 6-2 en 1h29).
Gasquet complètement cuit
«Je suis content de me retrouver en demi-finales, a dit Gilles Simon. Je suis content que ça revienne, surtout ici, parce que c'est un tournoi qui me tient à coeur.J'ai passé un nouveau cap et à chaque fois j'affronte des joueurs plus forts. J'espère que cela va continuer comme cela.»
En demi-finales, le Niçois aurait pu être opposé à son compatriote Richard Gasquet, mais il n'en sera rien, puisque le numéro un français a chuté en fin de soirée face au Suédois Robin Soderling (6-1, 7-6[4] en 1h12). Gasquet, à court physiquement, ne s'est jamais remis d'une très mauvaise entame de match, et n'a pu ensuite donner le change que jusqu'au jeu décisif du second set où il s'est effondré, laissant le finaliste de l'édition 2004 se détacher 4-1 puis s'imposer à sa première balle de match.
«J'étais complètement cuit alors que lui a joué un tennis incroyable... J'étais vraiment fatigué, je ne pouvais pas aller plus loin, a dit Richard Gasquet. J'avais mal à la cuisse, mal au coude, je ne pouvais vraiment rien faire de plus. c'est difficile d'enchaîner un tournoi après la Coupe Davis. On l'a vu cette semaine avec tous les joueurs qui se sont fait sortir tôt dans la compétition.»
Benneteau chute en quarts
L'autre demi-finale opposera le Chypriote Marcos Baghdatis, tombeur du Russe Mikhaïl Youzhny au terme d'un match-marathon de 2h40 (2-6, 7-6[|7], 7-5), à le Finlandais Jarkko Nieminen, qui a mis fin au joli parcours de Julien Benneteau (6-2, 1-6, 6-3). «Ce qui est positif c'est d'avoir été pas loin de pouvoir le battre, a commenté le Français. C'était un bon match de tennis et après mes deux premiers matchs ici c'est une bonne chose. Je me suis retrouvé.»
Media : L'Equipe.fr
Url : www.lequipe.fr/Tennis/20070216_163758Dev.html
Supporter de l'OM, Julien Benneteau n'a pas prévu d'aller suivre OM-Nantes dimanche. A moins de... A moins d'un exploit. "Si je suis encore là et donc en finale ou si je gagne. Mais comme le lendamain je dois partir à Memphis, je rentrerai chez moi et le suivrai à la télé".
Julien Benneteau (N.43) hier a réussi une sacrée performance face à la première tête de série encore en lice, l'Espagnol David Ferrer (N.15). Une victoire que le Français a signé avec modestieet en manifestant le plus grand respect pour le bonhomme, pour son tennis, pour son attitude sur le court, pour l'habitude de Ferrer de toujours se remettre en question, face à n'importe quel adversaire et quel que soit son niveau. Un respect pour tous ces éléments qui font que Ferrer figure parmi les vingt meilleurs mondiaux depuis près de deux ans.
"Durant ce match, j'ai été un peu plus agressif, même au premier set quand je mène au score", raconte Benneteau. "Lui fait le jeu, me ballade un peu à gauche à droite, je n'arrive pas toujours à trouver de solutions. D'entrée ensuite, j'arrive au break ou plutôt il me donne un break gratuit. A partir de là, j'ai pris le jeu à mon compte. Je le gêne sur le service, sur le retour,. Dans ce schéma de jeu là, tout va bien, tout va bien, il n'y a pas de raison de changer. Au début du troisième set, j'ai été agressif, je suis venu de temps en temps au filet après cela l'a gêné. Le score était serré, cela a tout de même été un combat avec beaucoup d'échanges, même si le score n'en atteste pas (4-6, 6-0, 6-1)". La veille, Ferrer était venu à bout d'un Arnaud Clément moins vaillant. "Je n'avais pas vu le match sur le court, je l'ai regardé un peu à la télé, mais Arnaud était plus crispé, moins en jambe, il l'a moins gêné. Je savais deux, trois trucs à faire contre lui".
Thierry Champion, l'un de ses entraîneurs, présent à Marseille, a d'ailleurs félicité le vainqueur du jour qui lui, savoure sa performance. "C'était un très bon match, face à un adversaire qui depuis deux ans figure dans les vingt meilleurs mondiaux. C'est une valeur sûre du tennis, c'est bien de pouvoir le battre, je suis content. Je sais qu'en ce moment je jous bien, cela fait plaisir de gagner des matches et d'être dans cet état d'esprit, même si la saison est longue, et ne sera pas toujours faite de victoires". Pour essayer de trouver une constance, dans l'état d'esprit comme dans l'approche, Julien Benneteau a décidé de s'inspirer de l'Espagnol justement.
"Je comprends pourquoi il est toujours dans les vingt premiers. Même quand il rencontre un 40, il s'encourage pour essayer d'être toujours là. Je dois m'inspirer de cet état d'esprit. Avec une bonne mentalité et une bonne attitude, au final on peut arriver comme Ferrer à rester toujours dans les vingt premiers".
Bien qu'originaire de Bourg-en-Bresse, et sans vraiment de racines provençales, Benneteau est aussi un fervent supporter de l'OM. "Nous avons une très bonne recrue en défense avec Julien Rodriguez. Quant au milieu de terrain et avec les joueurs qu'on a, les Ribéry, Nasri, Cissé qui revient tou doucement à son niveau et qui pèse sur les défenses, et Pagis qui possède une grande classe, avec tous ces joueurs, je pense que l'on devrait arriver à être européens. Il reste 14 matches, je crois qu'on devrait réussir à accrocher la troisième et même la deuxième place".
Benneteau lui, visera une place en demi-finale face à Jarkko Nieminen.
Corinne Cruvellier
Media : La Marseillaise
Url : www.journal-lamarseillaise.com/