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ATP Conseil Général 13
Retour sur l'accueil - Open13

Articles de presse

L'Equipe (vendredi 16 février) - Les têtes dévissent

Par Pascal Coville

Si les ténors chutent (Hewitt, Ferrer) ou souffrent (Gasquet), c'est la faute à la Coupe Davis.

Lleyton Hewitt est tombé sans pouvoir allé jusqu'au bout de son deuxième match. Battu par Gilles Simon après n'avoir gagné que trois jeux (6-1, 3-2 ab.), un jour après avoir ramé en trois sets contre un Michaël Llodra mal en point, l'ancien numéro 1 mondial n'aura pas laissé une empreinte indélébile. La faute à qui ? A quoi plutôt ? "Au calendrier qui ne permet pas de récupérer de la Coupe Davis", avançait l'intéressé, sorti de trois matches le week-end dernier sur la terre battue belge. "J'ai senti une douleur aux ischios contre Llodra et ça s'est aggravé aujourd'hui. J'imagine que la fatigue est passée par là. Et je ne suis pas le seul. Regardez Ancic et Ljubicic, ils ne sont pas allés loin non plus."

La question se pose aussi pour David Ferrer. L'Espagnol n'a certes joué que deux matches rapides en Suisse ce week-end, dont l'un sans enjeu, mais la fatigue émotionnelle d'une rencontre en Coupe Davis n'a-t-elle pas été l'un des ingrédients de son étonnante déstabilisation hier contre Julien Benneteau ? Demandez à Richard Gasquet. Certes le numéro 1 français a bien corrigé le tir après un retard à l'allumage contre Marc Gicquel (7-6, 6-2), mais il avouait : "C'est forcé, après la Coupe Davis, on subit une décompression. Je ne suis pas à 100%. Heureusement que j'ai joué avec ma tête parce que Marc m'a pris à froid en jouant très bien. Je ne me suis pas affolé et j'ai attendu la faille. Il n'empêche, je suis un peu fatigué. Et je constate que tous les joueurs impliqués en Coupe Davis, il ne reste plus que Soderling et moi." Les deux vont s'affronter aujourd'hui. "Pas de pot, à chaque fois que je le joue, c'est sur une surface rapide (2 victoires serrées pour le Français). Il a une énorme première balle. Et il ne faudra pas que je rentre dans sa filière de gros coups de fond de court. Variations obligatoires. Pas facile surtout quand on n'est pas tip-top physiquement, mais le tennis est là et en France, pas question de lâcher."

L'Equipe (vendredi 16 février) - Benneteau pêche au gros

Par Pascal Coville

La victoire et la manière. Julien Benneteau n'a pas seulement fait sauter la tête de série N.5 à qui il rendait vingt-huit places au classement ; il a aussi construit sa victoire d'une façon étonnante. Après avoir cédé le 1er set 6-4, "Bennet" renversa complètement le cours du match, alignant pas moins de dix jeux, n'en perdant finalement plus qu'un sur la route du succès. Comment a-t-il pu faire ainsi dérailler un joueur qui n'avait perdu qu'un seul match sur onze cette saison (si l'on excepte une défaite sans enjeu en Coupe Davis) et qui, la veille, avait stoppé d'emblée les prétentions d'Arnaud Clément, tenant du titre ? Ce même Ferrer que Clément, expert en la matière, avait d'ailleurs trouvé très solide. Il n'empêche que Benneteau l'a puni sur les deux derniers sets. Il ne fait pas de doute que le Français a repris le match par le bon bout après la coupure . Il réduisit ses fautes au minimum et trouva une autorité évidente sur le terrain. Mais de là à dégonfler d'un seul coup l'épouvantail Ferrer... L'observation du terrain n'apporta pas de réponses claires. Ferrer a bien quitté le court entre les deux premiers sets. A-t-il appris aux vestiaires que son chat préféré venait de passer sous une voiture ? Toujours est-il qu'ensuite il s'acharna sur ses raquettes avant d'envoyer son coach en recorder deux qu'il n'utilisa pas. A l'entame du deuxième set, le numéro 3 espagnol se lança dans des mimiques et des monologues qui traduisait un évident trouble intérieur.

"Pas d'explication"

Il commança alors à s'adresser à son entraîneur à de nombreuses reprises. Mais Ferrer est coutumier du fait. Il prend toujours soin de mettre sa serviette près de Javier Piles pour marmonner à l'abri de celle-ci quand il s'éponge. Interrogé sur l'énorme glissade de son poulain, Piles répondit : "Pas d'explication". Ferrer emporta rapidement vers son hôtel le mystère de son spectaculaire effondrement. Son vainqueur avait une vision beaucoup moins floue de ce scénario inattendu. "C'est vrai qu'il m'a un peu donné le premier break, mais après je n'ai jamais relâché la pression. J'ai pris le match à mon compte, ce que je n'avais pas fait au premier set. Je ne pense pas du tout qu'il ait lâché. Au contraire, il se battait à chaque jeu. Mais je ne donnais plus de point. Je mettais une grosse intensité. Franchement, ça a été un combat jusqu'au bout." Mais un combat tout de même très déséquilibré au compteur : 53 points à 26 sur les deux derniers sets !

Thierry Champion, coach pour la semaine de Julien Benneteau, reconnaissait l'étrangeté de cette victoire tout en proposant les mêmes explications que son joueur : "C'est vrai que le score fait bizarre, mais si les deux derniers sets ne ressemblent pas du tout au premier, c'est parce que Julien a complètement changé d'approche. Au début il joue dans une filière qui n'est pas la sienne. J'ai réussi à lui faire passer le message, notamment de rentrer beaucoup plus dans le court. C'est surtout au revers que ce changement d'attitude s'est fait sentir. Manifestement, Ferrer n'a pas su s'adapter. Ce qui ne veut pas dire qu'il ait lâché."

Qu'importe finalement les péripéties de ce match. Julien Benneteau a presque oublié qu'il restait sur trois défaite de suite au premier tour cette saison : "Je sais que mon jeu est en place. A moi de faire preuve de constance." Cette constance va passer aujourd'hui le test du Finlandais Nieminen. Un gaucher qui n'a pas intérêt à être gauche.
Media : L'Equipe
Url : www.lequipe.fr

20 Minutes (vendredi 16 février) - Benneteau, Simon, Gasquet OK, Mahut, Santoro et Gicquel KO

Vainqueur mercredi d'Arnaud Clément, le tenant du titre, l'Espagnol David Ferrer (15e à l'ATP), tête de série n° 5, a subi hier la loi de Julien Benneteau (43e), au deuxième tour de l'Open 13. Poussé par le public, le Parisien est peu à peu monté en puissance pour l'emporter 4-6, 6-0, 6-1. « C'est dans l'intensité et le combat que je me reconnais », confiait-il, galvanisé par son succès. En quarts, Benneteau retrouvera Jarkko Nieminen (20e), tombeur (6-4, 3-6, 6-3) de Nicolas Mahut (65e).

Richard Gasquet (16e) et Gilles Simon (58e) poursuivent leur route. Le Biterrois a pris le dessus sur Marc Gicquel (46e) après un premier set très disputé (7-6, 6-2). Le Niçois, lui, a profité de l'abandon de Lleyton Hewitt (18e), tête de série n° 8, touché à la cuisse, pour se qualifier dans un central encore tout abasourdi par la tournure des événements.

C'est qu'avant lui, Fabrice Santoro (59e) venait de rendre les armes (6-7, 6-2, 6-3) face au Russe Mikhail Youzhny (22e) après 2 h 13 d'un match indécis. A 34 ans, le « magicien » a peut-être fait sa dernière apparition à Marseille : « Je ne sais pas si je serai là dans douze mois », a avoué le Varois.

Julien Giovanella

ATPtennis.com - ATP Top 10 Stars Davydenko, Ljubicic, Ancic Fall

Top-seeded Nikolay Davydenko, No. 2 seed Ivan Ljubicic and No. 3 seed Mario Ancic, all in the Top 10 of the ATP Rankings, crashed out in first round action at the Open 13 on Wednesday.

ATP World No. 3 Davydenko made his fourth first round exit in five visits to Marseille, when the Russian was beaten 3-6, 6-4, 6-1 by Robin Soderling of Sweden (pictured) in one hour and 43 minutes.

Soderling, who hit nine aces for his second career win against Davydenko, will next meet fellow Monaco resident and compatriot Thomas Johansson in the second round. Johansson knocked out Swiss lucky loser George Bastl 4-6, 7-5, 6-3 in two hours and 17 minutes. Bastl replaced Radek Stepanek in the draw on Tuesday, after the Czech withdrew with a rib injury.

Another Monaco resident Ljubicic, currently ranked No. 8, made his second first round exit in four tournaments (also Australian Open – l. to Fish) despite hitting 18 aces past French qualifier Nicolas Mahut in the pair’s first career meeting.

The 2005 finalist was broken twice by Mahut, who won 6-4, 6-4 win in 86 minutes for a second round meeting with Jarkko Nieminen of Finland.

Nieminen edged past French lucky loser Jeremy Chardy, who replaced countryman Sebastien Grosjean (left hamstring), 6-7(1), 7-6(4), 7-6(6).

A third Swede Jonas Bjorkman, who also travelled this week from the Principality, defeated Daniele Bracciali 6-3, 6-2 to back up his Wimbledon third round win over the 29-year-old Italian last year.

Bjorkman will next meet Italian Andreas Seppi, who led ATP World No. 9 and 2006 finalist Mario Ancic 4-0 when the Croat decided to retire due to illness after 17 minutes.

The upsets continued when fifth-seeded Spaniard David Ferrer knocked out defending champion Arnaud Clement of France 6-4, 6-4 in the pair's first career meeting. Ferrer, who captured his third career ATP title in Auckland (d. Robredo) last month, now holds a 10-2 match record this year.

Eighth-seeded Lleyton Hewitt fired 12 aces in beating French wild card Michael Llodra 4-6, 6-1, 6-4 in one hour and 46 minutes, to set up a second round clash with Gilles Simon.

Marseille l'Hebdo - Bons comptes et bons amis

Attirer 60 000 personnes autour du central bleu et conserver des partenaires indispensables au montage financier de l’événement : cet objectif impose à Jean-François Caujolle, le directeur de l’Open 13, qui se déroule jusqu’au 18 février au Palais de sports, de s’assurer le concours du gratin du tennis. Pour ce faire, le Marseillais peut compter sur son carnet d’adresses.
Et sur un budget important de 2,6 millions d’euros (hors taxes).
Le seul poste joueurs pèse 1,250 millions. "Il y a la dotation du tournoi, distingue M. Caujolle, que se partagent les joueurs. Le gagnant repartira avec 71 400 dollards; le finaliste avec 41 900. Cette dotation, le price money, s'élève à 600 000 dollards."
Auxquels s'ajoutent les "garanties" versées aux joueurs afin de les attirer. Tous n'y ont pas droit : le vainqueur 2006, le Français Arnaud Clément, n'en avait pas. En règle générale, le montant de la garantie augmente au fur et à mesure que le bénéficiaire passe des tours. Pour Rafael Nadal, c'était d'entrée 200 000 euros : un tiers du total. Mais l'Espagnol, blessé, a déclaré forfait. Selon M. Caujolle, le vainqueur peut ainsi gagner jusqu'à trois fois son price money.
L'organisation prend à sa charge le séjour des joueurs. Lesquels ne viennent pas seuls : Hewitt, c'est cinq personnes.
Le produit de la billetterie s'élevant environ à 650 000 euros, il faut trouver deux autres millions pour boucler l'affaire qui mobilise jusqu'à 350 personnes pendant le tournoi. Sponsors et partenaires contribuent à hauteur de 1,5 millions (hors taxes). La cession des droits TV représente 75 000 euros. Parmi les partenaires, historiques de l'Open 13, BNP-Paribas et Peugeot. Depuis 1973, la banque est celle du tennis (Coupe Davis, Fed Cup, Rolans Garos, Monte-Carlo, etc.) : "Avec l'Open 13, on a resigné pour quatre ans, explique Alain Terno. nous recevons 120 clients et prospects par jour, en deux sessions. De la proximité comme des régions Paca, Corse et Languedoc-Roussillon. En outre, nous avons adressé 21 000 courriers à nos clients pour occuper nos 450 places dans les tribunes. On a reçu 2 000 demandes de quatre places... On ne pourra accueillir "que" 3 500 invités".
Pour Peugeot, le premier signe ostensible de sa participation à l'Open, c'est le prêt de 20 voitures neuves à l'organisation. "Pour notre réseau, l'Open 13 est une très bonne opération de relations publiques, explique Aurélie Bresson. C'est la plus importante à laquelle nous participions dans la région. Elle nous permet d'accueillir 500 personnes dans la semaine, venant d'une vaste zone allant de Perpignan à Monaco, de Bonifaccio à Mende. On n'a aucune peine à remplir notre espace..."
Sur les quelques 110 autres loges proposées, pour une recette de 595 000 euros, aucune ne reste vide. "Certaines petites sociétés font à l'Open leur unique opération de relations publiques de l'année, se réjouit Jean-François Caujolle. Si onze sociétés ne sont plus avec nous cette fois, vingt-huit nouvelles nous ont rejoints."

J.M.G.

La Marseillaise (jeudi 15 février) - Surprises et suspense

Corinne Cruvellier

Le Marseillais Sébastien Grosjean qu iabandonne, le Russe Nikolay Davydenko tête de série N.1 et N.3 ATP qui finalement n'a fait qu'un petut toursur le central, bientôt imité par Ivan Ljubicic, son dauphin, tombé dans la foulée sous les balles de Nicolas Mahut. Ce dernier a créé une énorme surprise.

En seulement deux sets le petit français s'est débarrassé du N.8 mondial sans se poser de questions, confirmant son retour en forme annoncé. Il tentera de poursuivre sa route et peu importe l'adversaire. "Il faut que je sois concentré sur moi-même, sur ce que je fais en ce moment. Que je garde la même approche tactique et émotionnelle. Après que ce soit Nieminen ou Chardy, encodre il faudrait qu'il gagne ! C'est la même chose".

Au jeu des pronostics, Mahut ne croyait pas si bien dire. Jérémy Chardy, classé dans les 270e, repêché suite au forfait de Sébastien Grosjean, a mené en trois sets Jarkko Nieminen (N.20) au bout du doute, empochant le premier set au tie break, perdant le second de la même manière et offrant un dernier set à suspense, très accroché, bien qu'au moment de conclure, ce jeune joueur ait manifesté des signes de fébrilité, permettant au Finlandais de se relancer en faisant le break pour revenir 4 à 5. C'est au bout d'un ultime tie-break que ce dernier parvenait à faire respecter la hiérarchie établie (6/7 (1), 7/6 (4), 7/6 (6))

Le bataillon tricolore toujours là

Vainqueur l'an dernier, l'enfant du pays, Arnaud Clément, n'a pas été non plus épargné, malgré le soutien d'un public entièrement acquis à sa cause.
L'Aixois s'est trouvé malmené sur le central par l'Espagnol, propulsé en cours de journée favori. David Ferrer, actuellement au 15e rang de l'ATP a fait douter Clément. visiblement impuissant, à cours d'argument et de souffle.

La perte des deux régionaux, Grosjean et Clément aura été atténuée par la présence intacte d'un bataillon tricolore étoffé. Grosjean et Clément affrontait d'ailleurs des adversaires mieux classés qu'eux. "Ferrer a fait un beau, un super match, il a évolué un ton au dessus de Clément", a analysé Jean-François Caujolle.

Davydenko, tête de série N.1, a été le premier à sombrerdevant le Suédois Robin Soderling, bientôt imité par Ljubicic (N.2) devant Mahut (N.4) lui, s'était déjà égaré l'avant-veille. L'autre Croate Mario Ancic (N.3) a pris à son tour la direction de la sortie par abandon (grippé) face à l'Italien Andreas Seppi.

Le directeur du tournoi, égal à lui-même, a relativisé avec le plus grand calme ce mercredi noir. "Il est noir si l'on se place du côté des perdants. Mais pour Mahut, Soderling, Chardy qui a remplacé Grosjean, c'est un beau mercredi ! Si demain, Ferrer est classé 5e joueur mondial et Davydenko 12e, personne ne dira rien, même chose si Gasquet, Baghdatis ou Hewitt monte au classement et que Ancic, Ljubicic rétrogradent".

"Je ne pense pas que cela soit dommageable pour le tournoi si Baghdatis, Gasquet et Hewitt nous offrent une finale de rêve. Cela offre un peu plus de suspense. A part Nadal qui était la principale tête de série, je ne crois pas que l'élimination de Davydenko ou de Ljubicic soit dramatique. Cela l'aurait été en Russie pour l'un ou à Zagreb pour l'autre. En revanche, la grosse surprise est la qualifications de Nicolas Mahut. J'aimeraus voir Gasquet et Hewitt aller au bout. Mais il est vrai qu'à partir de maintenant, nous n'avons plus de joker".
Media : La Marseillaise
Url : journal-lamarseillaise.com/

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